WGTU #2: Risk assessment & management – with Darkest Dungeon (EN/FR)

Let’s talk about a great indie rogue-like that focuses on risk mechanics!

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Released in 2016 by Red Hook Studios, Darkest Dungeon is a rogue-like dungeon crawler indie game that is set in a dark fantasy world and tells the story of heroes exploring dungeons to gather treasures, but with a specific focus on difficulty and stress mechanics. The game has been applauded both for its incredible visual style that just pours of gothic horror juiciness and its amazing soundtrack that instantly plunges you in a tale of darkness…

Title credits (Official Release Trailer) – Image from: https://www.youtube.com/watch?v=h-mXN3akTPU

In Darkest Dungeon, you hire and manage a team of heroes that, for all their bravery and skills, are also deeply flawed. In particular, these heroes will be subject to meltdowns and can get various quirks either positive or negative… but that usually prevent them for continuing exploring dungeons and dark forests!

Of course, the more caves and monsters your heroes encounter, the better they’ll become… but if a courageous team of adventurers faces too many dangers and horrors too many times, it will start to lose it and dive into paranoia, fear, masochism or irrationality!

A bad quirk… “Abusive” (Official Release Trailer) – Image from: https://www.youtube.com/watch?v=h-mXN3akTPU

This means that, apart from handling positioning and level ups to get the best out of your heroes during fights, you also need to have a bird’s eye-view on their current state and properly assess whether it’s too dangerous for this adventurer to do another round.

That’s why Darkest Dungeon is an amazing learning tool for risk assessment and risk management.

Assessing risk

Life is obviously full of hard choices. Be it because they pose a moral dilemma, because they face you with an actual physical danger or because they simply weigh one attractive possibility against another, plenty of daily-life decisions are tinted with risk.

Ok, there is this saying that:

Victory without risk brings triumph without glory.

Well, if you wish to follow this mantra, this naturally implies that you should have a way of dealing with risk and, at the very least, apprehend how high it is.

Risk assessment is two-fold.

On the one hand, risk has an objective external component to it. Given the current situation, your experience with this sort of events and your ability to respond to them, a specific setting can be considered more or less risky.

Photo by Cristofer Maximilian on Unsplash

On the other hand, everyone’s different in terms of how they deal with risk and, depending on the person, there can be attractiveness or aversion towards danger. This is a more subjective internal component of risk, and also an essential characteristic in lots of psychological studies that can be measured using the B.A.R.T. test.

This well-known (and scientifically valid) psychological test is very easy to do: you simply take a balloon – either a real one, or a virtual one – and you inflate it as much as you can before it pops. You can stop at any time to gather points; but if the balloon pops, you lose everything! To get a more accurate result, we usually repeat the experiment twenty to thirty times and take the average amount of points that the person got.

Virtual B.A.R.T. test – Available on: https://fouloscopie.com/ (in French)

A higher average score means that the person is pretty attracted to risk whereas a lower average score shows an aversion to risk.

And, in a way, Darkest Dungeon is kind of a long-run B.A.R.T. test: some players prefer to live on the edge and always send the same handful of brave teams on mission – therefore running a pretty high risk of having them break down -, while other players would rather play it safe and instead regularly change their adventurers. It takes longer to level up but it reduces the chance that the heroes could crack under pressure, especially because it leaves them some time to benefit from the various stress-relieving facilities in your town, like the chapel… or the tavern!

Managing risk

Managing risk almost always requires you to do some trade-off: you need to let go of something to a certain degree, to gain a bit more safety in return.

However, not everything is worth giving up, and risk should not be considered the number one enemy every time. Rather, learning to understand and react to it in a consequence-free environment like a video game allows you to better accept and deal with it in real-life 🙂

Conclusion

So: what if Darkest Dungeon, in all its gothicky madness, was actually a great way to work on risk assessment and risk management?

And please tell me in the comments: is it just me that keeps on killing my crusaders or are you too always forgetting that they need some rest, even though they have the best fighting skills? 🙂

A full-crusaders crew! – Image from: https://www.youtube.com/watch?v=3U2opGHdi10

In the meantime, if you have any other idea of games that taught us something without us noticing, go ahead and share it in the comments!

Thanks a lot for reading, and stay tuned for the rest of this series!

Cet article est disponible sous format vidéo ou texte – voir ci-dessous 🙂

Sorti en 2016 par les Red Hook Studios, Darkest Dungeon est un jeu indépendant de type rogue-like où l’on parcourt des donjons dans un univers de dark fantasy en combattant des monstres et en cherchant des trésors. Le jeu se caractérise par une difficulté élevée et des mécaniques de gestion du stress des personnages. Il a également été salué à la fois pour son style visuel délirant qui transpire d’horreur gothique et sa bande-son phénoménale qui vous plonge immédiatement dans une histoire sombre…

Crédits de titre (Trailer officiel) – Source de l’image : https://www.youtube.com/watch?v=h-mXN3akTPU

Dans Darkest Dungeon, le but est d’engager et de gérer une équipe de héros qui, malgré toute la bravoure et leurs compétences, sont aussi pas mal amochés. En particulier, ces héros sont sujets aux craquages et peuvent développer différents traits positifs ou négatifs… même si généralement, ces excentricités les empêchent surtout de retourner explorer des donjons ou des forêts inquiétantes !

Evidemment, plus vos héros découvrent de grottes et de monstres, plus ils s’entraînent… mais si une courageuse équipe d’aventuriers fait face à trop d’horreur et de danger pendant trop longtemps, ils vont devenir fous et tomber dans la paranoïa, la peur, le masochisme ou l’irrationalité !

Un trait négatif…. “Abusif” (Trailer officiel) – Source de l’image : https://www.youtube.com/watch?v=h-mXN3akTPU

Autrement dit, en-dehors du positionnement et des améliorations de vos héros qui vous permet de tirer le meilleur d’eux pendant les combats, vous devez aussi avoir une vue d’ensemble sur leur état actuel et évaluer correctement s’il n’est pas trop dangereux pour cet aventurier de repartir pour un tour.

C’est pourquoi Darkest Dungeon est un outil d’apprentissage génial pour l’évaluation et la gestion du risque.

Evaluer le risque

La vie est, bien sûr, pleine de choix difficiles. Que ce soit parce qu’elles nous posent un dilemme moral, parce qu’elles nous exposent à un danger physique direct ou même juste parce qu’elles opposent une possibilité attirante à une autre, beaucoup de nos décisions quotidiennes sont empreintes de risque.

Il y a cette expression célèbre :

A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

Eh bien, si vous voulez suivre ce mantra, il va bien falloir que vous ayez un moyen de gérer le risque et, au moins, de l’appréhender.

L’évaluation du risque se fait à deux niveaux.

D’un côté, le risque présente une composante objective externe – dans une situation donnée, avec son expérience de ce type d’évènements et sa capacité à y répondre, on peut considérer un certain contexte comme plus ou moins risqué.

Photo par Cristofer Maximilian sur Unsplash

D’un autre côté, tout le monde réagit différemment devant le risque et les personnes peuvent présenter une attraction ou une aversion au risque. Il s’agit d’une composante plus subjective et interne du risque, qui est une caractéristique essentielle pour la plupart des études en psychologies. On la mesure souvent à l’aide du test B.A.R.T..

Ce test psychologique bien connu (et scientifiquement valide) est très simple à réaliser : il suffit de prendre un ballon – réel ou virtuel – et de le gonfler autant que possible avant qu’il éclate. On peut s’arrêter à tout moment pour récupérer ses points, mais si le ballon explose, on perd tout ! Pour avoir un résultat plus précis, on répète souvent l’expérience une vingtaine ou une trentaine de fois pour prendre le score moyen.

Test B.A.R.T. virtuel – Disponible ici : https://fouloscopie.com/

Un score moyen élevé indique que la personne est attirée par le risque, alors qu’un score moyen plus bas montre une aversion au risque.

Et, d’une certaine façon, Darkest Dungeon est un peu un test B.A.R.T. au long cours : certains joueurs préfèrent vivre dangereusement et envoient toujours la même poignée d’équipes en mission… s’exposant donc au risque qu’ils craquent,

alors que d’autres joueurs jouent plutôt la sécurité et changent régulièrement d’aventuriers. Améliorer les héros prend plus de temps mais les chances qu’ils cèdent à la pression sont plus faibles, en particulier parce que ça leur laisse le temps d’aller profiter des différents bâtiments dédiés à la réduction du stress dans votre ville, comme la chapelle… ou la taverne !

Gérer le risque

Gérer le risque demande presque toujours de faire des compromis : il faut renoncer à certaines choses – jusqu’à un certain point – pour gagner plus de sécurité en retour.

Mais tout ne vaut pas le coup d’être abandonné, et le risque n’est pas toujours notre pire ennemi. Il faut plutôt apprendre à comprendre et réagir au danger dans un environnement sans conséquence, comme un jeu vidéo, nous permet de mieux l’accepter et d’y faire face dans la vie de tous les jours 🙂

Conclusion

Alors : et si Darkest Dungeon, dans toute sa folie gothique, était en fait un moyen de travailler sur l’évaluation et la gestion du risque ?

Et n’hésitez pas à me dire en commentaire – est-ce que je suis la seule à tout le temps condamner mes croisés en oubliant qu’ils ont aussi le droit de se reposer, même s’ils ont les meilleurs compétences en combat ?

Une troupe de croisés ! – Source de l’image : https://www.youtube.com/watch?v=3U2opGHdi10

En attendant, si vous avez une autre idée de jeux qui nous apprennent quelque chose sans qu’on le sache, partagez-la en commentaire !

Salut à tous, et à bientôt pour un nouvel épisode 🙂

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